
Résilience aux fortes pluies
Nos infrastructures éponges

Un changement d'approche nécessaire
Historiquement, la gestion des eaux pluviales en milieu urbain reposait sur un principe simple : l’évacuation de l’eau aussi rapidement que possible à l’aide de réseaux souterrains. Cette approche, bien qu’efficace pour les petites précipitations, présente des limites face aux événements météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquents. Les réseaux traditionnels ne sont pas conçus pour gérer ces volumes d’eau soudains, entraînant des débordements, des inondations et une surcharge des infrastructures. L’objectif est de mieux gérer l’eau en surface en permettant son accumulation temporaire dans des espaces aménagés à cet effet, réduisant ainsi les effets négatifs tels que les risques d’inondation.
Le concept des infrastructures éponges
Aujourd’hui, la gestion des eaux pluviales évolue vers des approches de drainage qui tiennent compte de la quantité et de la qualité des eaux de ruissellement, de la recharge des eaux souterraines et des impacts sur les milieux récepteurs. C’est ce qu’on appelle parfois « ville éponge » ou encore des infrastructures éponges.
Il s’agit d’un outil d’adaptation essentiel dans le contexte des changements climatiques. En milieu urbain, ces infrastructures cherchent à reproduire les conditions naturelles d’écoulement des eaux avant l’urbanisation.
Depuis le début des années 2000, une approche combinée, appelée double drainage, est mise en place. Elle repose sur l’intégration d’un réseau souterrain de conduites et d’un réseau de surface, composé de rues et d’aménagements spécifiques comme les ouvrages de rétention, permettant de mieux gérer les eaux de pluie. Cette approche peut inclure :
- Une gestion quantitative, qui contrôle les volumes d’eau de ruissellement.
- Une gestion qualitative, qui vise à améliorer la qualité de l’eau avant son rejet dans les milieux naturels.
Dans certains cas, les infrastructures d’égouts et de drainage urbain dites « infrastructures grises » demeurent nécessaires, mais elles sont combinées aux infrastructures vertes et végétalisées pour une gestion optimale. Ces solutions vertes apportent plusieurs bénéfices :
- Réduction du débit des eaux de ruissellement à la source
- Atténuation des îlots de chaleur
- Amélioration de la biodiversité urbaine
- Amélioration de la qualité des eaux de ruissellement
- Embellissement des milieux de vie
Exemples concrets sur le territoire
Saviez-vous que Longueuil comporte déjà plus d’une centaine d’infrastructures éponges?
Parmi les exemples les plus connus à Longueuil, le Parc des Semis intègre des aménagements permettant à la fois de gérer la qualité et la quantité des eaux pluviales. De son côté, le Parc de la Cité comprend un bassin de rétention avec une retenue permanente. En plus de ses fonctions récréatives de parc et d’attrait municipal, la fonction principale du lac est d’agir comme bassin de rétention et de contrôler le débit rejeté dans le cours d’eau Daigneault. Le niveau du lac est conçu pour s’élever jusqu’à 2,5 mètres lors d’événements pluvieux et offre une capacité de rétention de 225 000 m³.
Apprenez-en plus sur la Stratégie de résilience aux fortes pluies de la Ville de Longueuil.
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